Désogestrel
Désogestrel : progestatif seul
Dans certaines conditions, la prise d'un progestatif sans éthinylestradiol peut avoir un effet contraceptif, c'est le cas du désogestrel. Les progestatifs de 3ème génération utilisés comme contracepif sont le désogestrel, le gestodène, et le norgestimate. Selon les modes d'administration on distingue :
1. Contraception continue
Dans la contraception continue par voie orale, à faible dose, l'ovulation n'est pas toujours supprimée, mais l'imprégnation permanente par le progestatif rend le mucus cervical peu propice au transport des spermatozoïdes et l'endomètre impropre à la nidation. Le traitement nécessite la prise d'un comprimé par jour sans interruption, même pendant les règles. La prise concomitante de médicament à effet inducteur enzymatique peut rendre ce mode de contraception inefficace en accélérant l'inactivation du progestatif. Si une grossesse survient, elle comporte un risque majoré d'être extra-utérine.
2. Contraception discontinue
Dans la contraception discontinue par voie orale, le progestatif est prit à posologie beaucoup plus élevée que précédement, mais seulement du cinquième au vingt-cinquième jour. A cette posologie, outre les modifications éndométriales, les progestatifs ont un effet antiganotrope en inhibent l'ovulation.
3. Contraception injectable
Dans la contraception par voie injectable, le progestatif est administré sous forme de préparation à libération prolongée pendant 3 mois. Cette méthode entraîne une imprégnation permanente par le progestatif à concentration élevée. La première injection doit être effectuée entre le premier et le cinquième jour du cycle. Ce mode de contraception est réservée aux femmes incapables de prendre en charge elles-mêmes leur traitement contraceptif.
Contraception oestroprogestative
Elle représente le mode de contraception le plus utilisé dans un pays développé. Elle consiste en l'association d'un oestrogène et d'un progestatif norstéroïde comme le désogestrel. Depuis de nombreuses année, la composition des contraceptifs oraux oestroprogestatif subit de nombreuses modification afin de limiter leurs effets secondaires, notamment cardiovasculaires. Les doses d'EE ont été progressivement réduites passant de 150 ?g dans les années 60 à 15 ?g ces dernières années. Les progestatifs nostéroïdes potentialisent l'effet hyperglycémiant des œstrogènes. Ainsi, lors des tests d'hyperglycémie provoquée, l'hyperinsulinémie est variable selon le type de progestatif (maximale et dose dépendante avec les progestatifs de 3ème génération, et en particulier le désogestrel).
Désogestrel : Contraception progestative
Les norstéroïdes peuvent être employés à petite dose sous forme de pilules microprogestatives (désogestrel). A ces doses, leur mode d'action contraceptive est périphérique (coagulation de la glaire cervicale, diminution de la mobilité tubaire et atrophie astrométriale). Ils doivent être prescrit en continu à heure fixe. Le premier mois de traitement n'est pas totalement efficace et il est nécessaire d'utiliser en association des méthodes mécaniques. Par ailleurs, cette contraception peut favoriser les survenue d'une grossesse extra-utérine (en raison de l'effet de ralentissement tubaire) et ne peut être associée à un traitement inducteur enzymatique. L'intérêt est qu'à ces doses, ils n'interfèrent pas avec les protéïnes de la coagulation et n'ont pas d'effet métabolique conféré. On ne dispose que de peu de données épidémiologiques mais il semblerait que l'utilisation des microprogestatifs à visée contraceptive ne soit pas associée à une élévation du risque vasculaire. Alors que leur effet contraceptif est principalement périphérique et qu'ils sont censés respecter la sécrétion des gonadotrophines et l'ovulation, ils tendent à interférer avec la fonction gonadotrope et écrêtent le pic de LH dans 50% des cas. La persistance de la sécrétion de FSH et d'une maturation folliculaire conduit parfois à des kystes fonctionnels de l'ovaire et à un climat d'hyperœstrogénie relative pouvant favoriser les masmopathies, l'hyperplasie endométriale et les fibromes. Leur tolérance gynécologique est médiocre et la proposition récente d'une micropilule progestative (désogestrel) présentée comme "inhibant aussi l'ovulation" ne devrait pas améliorer cette tolérance.
Implant désogestrel
Implants sous-cutanés : Il s'agit d'un bâtonnet d'acétate de vinyl-éthylène inséré dans le tissu sous-cutané du bras, délivrant de l'estonogestrel (métabolite actif du désogestrel). L'efficacité contraceptive de ce principe actif de désogestrel repose sur l'action périphérique du progestatif (coagulation de la glaire cervicale, atrophie endométriale) à laquelle s'associe la suppression du pic ovulatoire de LH. L'efficacité contraceptive du désogestrel est excellente et se prolonge pendant 3 ans. Les inconvénients immédiats sont les irrégularités menstruelles liées à une persistance de la sécrétion de FSH associée à une maturation folliculaire. Chez les femmes, il n'existe pas de modification des paramètres de l'hémostase, ni des frations lipides étudiées. On conserve toutefois une insulino-résistance modérée sans élévation de la glycémie consécutive à la diffusion du désogestrel.
Référencement - Quelques expressions associées |
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| 01 - Amorolfine | 02 - Létrozole |
| 03 - Amoxicilline-Acide Clavulanique | 04 - Cyproterone Ethinylestradiol |
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